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jeudi 16 oct 2008

Commentaires

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Coq

Il est vraiment horrible ce père!!!

Une page par jour

oui, bien sûr, le portrait est extrême, ici

mais, enfant, n'y a-t-il jamais eu des moments de gros chagrins, parce que ton père (ou ta mère, d'ailleurs) t'aurais interdit telle ou telle chose? de manière péremptoire, sans que tu le comprennes? j'ai des souvenirs comme cela qui me sont resté, et qui trotte encore aujourd'hui dans ma tête, des moments de rages, d'incompréhension ...

et plus tard, quand tu deviens adulte à ton tour, quand toi-même, tu deviens parent, il y a aussi des moments, sans t'en apercevoir, ou tu imposes à l'enfant de tel chagrin, sans te rendre compte ... quand on est petit, on se dit, non, on sera différent, mais quand on est parent, on fait la même chose.

Dans cette histoire, le père est horrible, car nous avons vécu avec Julia les tristesses et les jois associées au sauvetage de son rosier ... et la posture dont il joue envers sa fille est assez terrible ... ses arguments sont assez ridicules ... mais ...

mariev

no comment sur le papa, je viens de lire l'échange avec Coq ...
comment ça, elle l'enfouit sous son pull ... elle est forte .. elle est magique!
ah mais oui, c'est vrai, on commençait à oublier que Julia est pleine de magie!
ouf, me voilà rassurée ... en partie
;)

Coq

Oui je me souviens très bien de chagrins comme ça quand j'étais petite. Je me souviens par exemple des chevaux de mes voisins, ils avaient eu un poulain que j'allais voir presque tous les jours, je l'adorais. Et un jour je suis venue, il n'était plus là, et le voisin m'a dit d'un ton très "normal" qu'il l'avait vendu. Gros drame. J'ai détesté le voisin ;) Maintenant je le comprends, il avait besoin de sous, tout simplement ;)
Mais là faut avouer que les arguments du père sont vraiment un peu ridicules!!
J'attends avec impatience le moment où il se montrera plus humain avec sa fille :)

Une page par jour

@ mariev : oui, la magie, le rêve, ne l'oublions pas ... mais nous avons tous, naturellement, cette magie en nous ... même s'il est parfois difficile de la faire sortir!

Une page par jour

@ coq : j'aime bien ton histoire de poulain ... on pourrait en faire une nouvelle ... la scène de la naissance, devant les yeux ébahis de l'enfant, puis les visites quotidiennes, le poulain qui grandit, l'amitié entre le jeune animal et la petite fille, puis le drame de la vente, vu des deux côtés ... avec de jolis dessins :)

Coq

Oui, j'imagine très bien une nouvelle sur le sujet, en effet :) je te laisse l'honneur de l'écrire, et je l'illustre? Sauf que j'ai du mal à dessiner les chevaux :P

Une page par jour

D'accord! C'est parti ... bon, pour les chevaux, tu auras le temps de t'entraîner, car je dois quand même d'abord finir le Rosier de Julia, une douzaine de pages, encore, je pense ...

Coq

Je vais m'entraîner alors ;)

service de demenagement

Merci ... j'ai appris quelque chose de nouveau aujourd'hui ! (vraiment :) ) Bonne journée!

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Compagnons d'aujourd'hui

  • Virginia Woolf: Instants de vie

    Virginia Woolf: Instants de vie
    Mon troisième livre de Viriginia Woolf.

  • Clarissa Pinkola Estés: Femmes qui courent avec les loups

    Clarissa Pinkola Estés: Femmes qui courent avec les loups
    Je suis loin de l'avoir terminé. Il faut le lire lentement. Derrière chaque phrase peut se cacher une vie, une philosophie, une détresse, quelque chose que l'on aurait enfouie sans le savoir et qui revient brutalement à la surface. Qui peut lire "une femme qui materne a besoin d'être maternée" sans éclater en pleurs, comme si soudain on recevait en plein coeur le baby blues de millions et de millions de jeunes mères oubliées? Pour l'instant, j'en suis à "Peau de phoque, peau d'âne". (*****)

Compagnons récents

  • Virginia Woolf: Orlando

    Virginia Woolf: Orlando
    Virginia se fait biographe d'Orlando. Un gentilhomme du 16èeme siècle, qui vit ... très longtemps, puisque le livre se termine en octobre 1928, alors qu'Orlando à 36 ans. Mais entre temps ... Orlando est devenue femme! Ce roman n'est pas vraiment racontable! Il me semble plus aisé d'en parler par coup de coeur. J'y ai aimé la poésie, partout présente, cet amour de la nature, cette connivence avec la terre, le ciel, les couleur du vent, le bleu des plumes de corbeaux, les levers et couchers de soleil sur Constantinople. J'y ai aimé son côté délirant, par moment, cette verve d'imaginaire infinie, ces inventions incroyables, comme l'époque du Grand Gel, qui glaça Londres et la Tamise, comme l'arrivée soudaine de la grande humidité à l'entrée du 19ème siècle, par un nuage qui couvrit toute l'Angleterre et la plongea dans la période Victorienne. J'y ai aimé l'humour, la drôlerie, le côté farce parfois, qui cotoie l'émotion, la plume malicieuse, ou narquoise. J'y ai aimé le passage des saisons, cette relation de la pensée, de l'intimité avec les rythmes de l'univers. Ayant lu ce livre juste après son journal intime d'adolescente et de jeune femme, j'ai été assez frappé par les résonnances de certaines pages avec certaines passages du journal. Les souvenirs reviennent dans l'écriture. Oh! oui! j'aurais aimé avoir écrit ce livre ... (*****)

  • Virginia Woolf: Journal d'adolescence : 1897-1909

    Virginia Woolf: Journal d'adolescence : 1897-1909
    Je viens de terminer ma lecture du journal de jeunesse de Virginia, de 1997 à 1909. Je referme le journal avec une envie profonde de lire son oeuvre, et j'ai commencé dès ce matin avec Orlando. On y suit toute la construction des étapes d'une grande écrivain, les premiers essais de descriptions de paysage, de ses contemporains, de ce Londres victorien, de la haute bourgeoisie qu'elle fréquentait un peu malgré elle, qu'elle regarde avec un humour vif, ses vacances à travers l'angleterre, la Cornouilles, le Pays de Galles et d'autres, et ses voyages en Europe : Espagne et Portugal, Grèce, Turquie. Des passages poignants, parfois, qui laissent transparaître sa personnalité à fleur de peau. Ses premiers pas de critique littéraire, comment elle souffle sur la lecture de la Coupe d'Or d'Henry James, qu'elle a mis une semaine à lire (un livre admirable, par ailleurs, qui m'avait accupé un bon mois de juillet d'adolescence), sa fierté d'en faire son gagne pain. Sa relation très forte avec sa soeur Vanessa, qui deviendra plus tard la peintre talentueuse Vanessa Bell. Je recommande cette lecture, qui se déguste petit à petit, un grand air frais et vivant, qui nous montre à voir ce début de 20ème siècle frémissant, à travers les sens d'une jeune femme de lettres anglaise, assez fière d'être femme et d'être anglaise, du reste. (*****)

  • Anna Gavalda: La Consolante

    Anna Gavalda: La Consolante
    J'ai lu tout Anna, même celui que vous ne trouverez jamais sur Amazon.fr. J'ai aimé la consolante, jusqu'aux premières confidences de Kate. Ensuite, j'aurais rêvé que l'histoire s'arrête là, d'une manière ou d'une autre. Car il n'y a pas que des histoires d'amour dans la vie. Il y a d'autres histoires, ou du moins je l'espère. La lecture de la consolante m'a tiré pas mal de larmes, et j'ai cru tutoyé les étoiles, mais je suis retombé, un peu déçu, par cette amourette un peu mièvre...Kate et Charles méritaient quelque chose de plus fort... (***)

  • Julien Green: Si j'étais vous

    Julien Green: Si j'étais vous
    Pénétrer l'âme de quelqu'un d'autre parce que l'on s'ennuie. Vivre la vie d'un homme plus riche, plus fort, plus cultivé, plus beau...que de promesse, et pourtant, que de déception...un peu comme le livre de Julien Green, des passages passionnants, d'autres qui laissent sur sa faim. D'ailleurs, que devient la jeune Elise? une idée d'histoire à écrire, l'histoire d'Elise, après cette terrible nouvelle, quand le "faux Camille" lui jette à la tête qu'il ne l'aime pas. (***)

  • Louis Aragon: Aurélien

    Louis Aragon: Aurélien
    Louis Aragon et moi, une longue histoire...Je demeurais longtemps errant dans Césarée, c'est sur ce vers de Jean Racine que débute Aurélien...un roman très parisien, le Paris d'entre deux guerres, peuplés d'hommes d'entre deux guerres, jeunes gens en 14, quadras désenchantés en 39...des peintres, des poètes fous, des arnaqueurs de la finance à grande échelle, un Monnet aveugle, des américains partout, un meurtre, et une histoire d'amour, éperdu, lancinante, comme une migraine violente, infinie...à lire absolument! (*****)

Ma tante américaine

  • Ursula Le Guin: Les Dépossédés

    Ursula Le Guin: Les Dépossédés
    J'ai longtemps emmené ce livre sur mon île déserte. Plus qu'un livre de chevet, un idée qui nous emmène, qui construit un certain cheminement de vie. Derrière le souffle de l'aventure, le zeste de science fiction, c'est d'abord un roman politique, une utopie, une réflexion pleine et intense sur le monde que l'on souhaite construire. A relire de nos jours, en ces temps de chaos! L'histoire de femmes et d'hommes qui auraient adopter un principe de pauvreté, l'abandon de la propriété privé, l'anéantissement de tout profit. (*****)

  • Ursula Le Guin: La Main gauche de la nuit

    Ursula Le Guin: La Main gauche de la nuit
    Ce livre m'a moins marqué que l'âme et la raison que les Dépossédées, mais il m'en reste quelques belles images, de ce peuple qui possédait l'étrange faculté de changer de sexe, selon l'envie, le désir ou la volonté. Le thème de l'androgynie, que je redécouvre vingt ans plus tard avec l'Orlando de Virginia Woolf, est une idée large, profonde, dont les ramifications peuvent nourrir une oeuvre immense. (****)

Mes oncles d'Amérique

  • William Faulkner: Lumière d'août

    William Faulkner: Lumière d'août
    La lecture de Lumière d'août vous poursuivra le restant de vos jours ... je l'ai lu il y a si longtemps, et pourtant, je suis comme Jo Christmas, je sens encore derrière moi l'haleine chaude des chiens lancés à ma poursuite. Un roman admirable. Bouleversant. Et construit avec une virtuosité absolue. (*****)

  • Caldwell Erskine: Le petit arpent du bon dieu.

    Caldwell Erskine: Le petit arpent du bon dieu.
    Un livre d'une beauté terrible et inouie! La misère à l'état brute de cette paysannerieméricaine des années trentes. Je l'ai lu il y a longtemps, mais j'ai gardé le souvenir de Griselda, de la si belle Griselda, dont tous les hommes de la famille sont tombé raides dingues... et de ce petit bout de terre, qu'il faut laisser à Dieu, mais que l'on déplace, toujours et toujours, comme ces petits arrangements que l'on fait aussi avec sa conscience. (*****)

  • Ernest Hemingway: Le Vieil Homme et la Mer

    Ernest Hemingway: Le Vieil Homme et la Mer
    A vrai dire, je ne l'ai lu qu'en américain, jamais en français. Alors, chaque fois que je repense à ce vieux pêcheur cubain, c'est son leitmotiv qui me revient en tête "I wish I had the boy". (*****)

  • Hemingway: Pour qui sonne le glas

    Hemingway: Pour qui sonne le glas
    De ce livre, je retient la main de Jordan caressant les cheveux rasés de Maria, ou encore le fameux "Vive mon père, le maire de ce village". (*****)

Mon ami Jean

  • Alain Viala: Racine

    Alain Viala: Racine
    Pourquoi Jean Racine? Parce que je le considère comme le plus grand de nos poètes. Parce que je le considère comme le plus grand de nos dramaturges. Parce que je le considère comme le plus grand de nos écrivains. Bien classique, pourtant! Oui, mais son art du scénario est un enseignement de chaque instant. Il plaisait à dire "Voilà, ma pièce est terminée, il ne me reste plus qu'à l'écrire".

  • Jean Racine: Phèdre

    Jean Racine: Phèdre
    La fille de Minos et de Pasiphaé. A l'opposé de son Iphigénie, Racine condamne son Hyppolite, car il n'est pas tout à fait pur, certes, il repousse les avances de Phèdre, mais pas tout à fait. Un doute subssiste. Une faiblesse de sa part. (*****)

  • Jean Racine: Bérénice

    Jean Racine: Bérénice
    Je demeurais longtemps errant dans Césarée Ce vers est celui qu'Aragon a repris dans son incipit d'Aurélien. L'histoire de Bérénice est celle de la rupture, par obligation, et non par désamour. Quand le politique prend le pas sur l'amour et la vie privée. (*****)

  • Jean Racine: Iphigénie - Iphigénie à Aulis

    Jean Racine: Iphigénie - Iphigénie à Aulis
    La beauté de cette pièce tourne autour de la pureté absolue d'Iphigénie. Le talent de Racine est de nous tenir en haleine jusqu'au bout, de nous faire croire que la si belle Iphigénie puisse être réellement sacrifiée. Cette pièce m'a apprit quelque chose d'essentiel : une victime, quelqu'elle soit, ne peut pas être entièrement pure, sinon, le public, ou le ecteur, s'il s'agit d'un livre, en rejetera la lecture. Magnifique. (*****)

  • Racine: Britannicus

    Racine: Britannicus
    J'aime, que dis-je aimer, j'idolâtre Junie! ou encore J'aimais jusqu'à ses pleurs que je faisais couler! Peut-on aller plus loin dans l'expression de la perversion? (*****)

  • Jean Racine: Andromaque

    Jean Racine: Andromaque
    Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes? La folie d'Oreste ... d'Andromaque, je retiens d'abord sa force morale, sa force de jeune mère, qui, malgré la mort de son époux Hector, tient tête à Pyrrhus, tout en restant suffisamment lucide pour sauver son enfant. (*****)

Compagnons de demain

Un grand merci !

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