Comme promis, voici en exclusivité, l'incipit de Kira B. Wassa, dont le début sera publié lundi 26 janvier :
B. sentait que la solitude devenait pesante. Non pas qu’il manquât de femmes. La vigueur de ses trente-cinq ans, un regard pénétrant, un sourire enjôleur l’amenaient souvent dans le cercle lumineux des soirées, dont il savait s’échapper à temps, entraînant dans ses filets l’amoureuse d’un soir, qui jusqu’ici s’avérait suffisante à décorer son existence. Parfois, quand son activité professionnelle l’empêchait de chasser, il procédait à quelques relations purement hygiéniques, qu’il oubliait très vite, comme la veille encore, avec cette femme de ménage africaine, qui passait chaque soir dans son bureau.
Bon week-end!


alléchant ...
et bon weekend à toi !
;)
Rédigé par : mariev | vendredi 23 jan 2009 à 07:58
Je veux lire la suite!! mais bon je t'accorde ton week-end quand même ;-)
Rédigé par : Coq | vendredi 23 jan 2009 à 10:27
Ravi de savoir que ces quelques lignes vous donnent envie de lire la suite ... en même temps, c'était le but!
Le début d'une histoire doit donner, en quelques mots, une image forte de la suite. A la fois en dire beaucoup, plonger le lecteur dans l'histoire, sans tout de même dévoiler toute l'intrigue. Difficile mais efficace.
Rédigé par : Une page par jour | vendredi 23 jan 2009 à 10:42
Oui, je me souviens de mes cours de Lettres, quand on a appris ce qu'était un incipit, et la façon d'entrer directement dans l'histoire pour accrocher le lecteur: "in medias res" (je crois :-P j'ai pas fait de latin par contre :-P)
Rédigé par : Coq | vendredi 23 jan 2009 à 11:48
J'ai fait du latin, mais c'était il y a si longtemps que je me demande si Jules César avait déjà écrit la Guerre des Gaules...
j'ai trouvé sur Wikipedia :
"In medias res (du latin signifiant littéralement « au milieu des choses ») est une technique narrative qui fait commencer le récit au cœur de l'intrigue. Les personnages, le cadre et le conflit sont alors présentés par une série de retours en arrière ou bien par des personnages se racontant entre eux des événements passés. Cette technique était déjà utilisée par Homère dans L'Iliade, au VIIIe siècle av. J.-C.. Elle permet d'entrer dans l'histoire d'une façon plus vivante qu'avec une ou plusieurs scènes d'exposition, particulièrement quand le sujet s'avère long à expliquer, et les personnages nombreux. On remarque que cette technique est aussi démontrée par les déguisements des personnages dans une comédie."
Rédigé par : Une page par jour | vendredi 23 jan 2009 à 11:50